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DATES DE GEL — ÎLES-DE-LA-MADELEINE

Dernier Gel Îles-de-la-Madeleine — 5 mai

Dernier gel aux Îles-de-la-Madeleine : 5 mai. Premier gel : 5 novembre. Entre les deux, 183 jours sans gel — la plus longue saison du Québec, et c'est l'automne qui la fait.

Dernier gel Îles-de-la-Madeleine : 5 mai en moyenne. Premier gel automnal : 5 novembre. Période sans gel : 183 jours, la plus longue de tout le Québec — Laval suit à 165 jours, Montréal à 151. La longueur vient presque entièrement de l'automne, pas d'un printemps hâtif : attendez quand même la fin mai ou le début juin pour les tomates, poivrons et basilic. Source : normales climatiques 1991–2020 d'Environnement et Changement climatique Canada, station composite ILES DE LA MADELEINE (ID climatique 7053250), code de complétude D — 18 années entre 1991 et 2016, 3 manquantes. Aucune zone de rusticité citable n'existe pour les Îles ; voir plus bas.

❄️ Les Îles-de-la-Madeleine en bref

Dernier gel printanier
5 mai
Code ECCC D
Premier gel automnal
5 novembre
Trois semaines après Montréal
Saison sans gel
183 jours
La plus longue du Québec
Zone de rusticité
Inconnue
RNCan n'en publie aucune

183 jours sans gel : la plus longue saison du Québec

C'est le chiffre qui surprend, et il est mesuré, pas estimé. Les Îles-de-la-Madeleine publient 183 jours sans gel. Laval, la plus longue du Québec continental, en compte 165. Gatineau 159. Montréal 151. Sur l'ensemble des 163 lieux pour lesquels nous détenons des dates de gel, les Îles se classent 15es — et tout ce qui les devance se trouve sur la côte de la Colombie-Britannique ou dans le sud de l'Ontario, à des centaines de kilomètres plus au sud.

Saison sans gel — Québec et Atlantique, de la plus longue à la plus courte. Calculé au rendu à partir de nos dates publiées.
Lieu Prov. Dernier gel Premier gel Jours sans gel
Îles-de-la-Madeleine ⭐ QC 5 mai 5 novembre 183
Laval QC 28 avril 10 octobre 165
Halifax NS 10 mai 18 octobre 161
Gatineau QC 30 avril 6 octobre 159
Charlottetown PE 10 mai 14 octobre 157
Saint John NB 8 mai 8 octobre 153
Montreal QC 9 mai 7 octobre 151
Trois-Rivieres QC 15 mai 5 octobre 143
Sydney NS 20 mai 10 octobre 143
St. John's NL 24 mai 13 octobre 142

Une note de méthode, parce qu'elle explique un écart d'un jour : pour les autres lieux, le nombre de jours est l'intervalle entre nos deux dates moyennes publiées. Pour les Îles, c'est la longueur moyenne de la période sans gel qu'ECCC publie directement — 183 jours, soit un de moins que l'intervalle entre le 5 mai et le 5 novembre, parce que les trois moyennes sont calculées séparément. Nous publions le chiffre d'ECCC.

C'est l'automne, pas le printemps

Une longue saison évoque un printemps hâtif. Aux Îles, c'est l'inverse, et la distinction change ce qu'il faut faire au jardin. Le dernier gel du 5 mai est une date ordinaire pour la latitude. C'est le premier gel du 5 novembre qui est remarquable : environ trois semaines plus tard que Montréal, un mois plus tard que Québec.

Le mécanisme est le golfe. L'eau se réchauffe lentement au printemps et se refroidit lentement à l'automne, et un archipel de quelques kilomètres de large suit la courbe de l'eau plutôt que celle des terres. La signature la plus nette se lit dans les normales de température : le mois le plus chaud aux Îles est août, pas juillet.

Température moyenne quotidienne, normales ECCC 1991–2020, code de complétude A dans les deux cas.
Station Juillet Août Octobre Année
ILES DE LA MADELEINE 17,7 °C 18,4 °C 9,0 °C 5,6 °C
MONTREAL TRUDEAU 21,7 °C 20,6 °C 8,9 °C 7,0 °C

Quatre degrés de moins en juillet, et pourtant le gel arrive trois semaines plus tard. C'est toute l'histoire en une ligne : une saison longue et fraîche, pas une saison longue et chaude. Et en octobre, les deux stations se rejoignent presque — 9,0 contre 8,9 °C — alors que Montréal aura déjà gelé et pas les Îles.

Ce que cela change au jardin

Le chiffre de 183 jours est facile à mal lire. Voici ce qu'il autorise, et ce qu'il n'autorise pas.

Il n'avance pas le printemps. Le sol d'un archipel balayé par le vent du golfe se réchauffe lentement, et le 5 mai n'est pas une date hâtive. Tomates, poivrons, basilic, courges et haricots attendent la fin mai ou le début juin, comme partout au Québec. Un semis tendre mis en terre à la mi-mai ne gagnera rien et risquera tout.

Il allonge énormément l'automne. C'est là qu'est le gain. Des semis échelonnés jusqu'au début août ont le temps de venir : laitues, épinards, radis, roquette, navets, bette à carde. Les racines et les légumes-feuilles se récoltent jusqu'en novembre, et le gel qui finit par arriver adoucit carottes, panais et choux de Bruxelles plutôt que de les détruire.

La contrainte réelle est la chaleur accumulée, puis le vent. Melons, aubergines et poivrons souffrent malgré les 183 jours, parce qu'ils comptent des degrés-jours et non des jours. Serre, tunnel ou variétés hâtives. Et le vent salin fait plus de dégâts qu'un gel tardif : une haie brise-vent — rosiers rugueux, argousier, épinette blanche — vaut mieux, pour un potager des Îles, que n'importe quel choix de variété.

La station, et ce qu'elle mesure vraiment

Ces dates viennent de la station composite ECCC nommée ILES DE LA MADELEINE, ID climatique 7053250. Trois choses méritent d'être dites clairement, parce qu'un chiffre sans sa provenance ne vaut pas grand-chose.

Premièrement, la station est composite — quatre identifiants, tous sur les Îles. ECCC assemble une normale à partir de stations successives lorsqu'aucune n'a fonctionné pendant toute la période. Celle-ci réunit 7053250, 7053254, 705C2G9 et 7053KGR, toutes situées autour de 47° 25′ N et 61° 47′ O, entre 7,6 et 10,7 m d'altitude, près de l'aéroport de Havre-aux-Maisons. Aucune station continentale n'entre dans le calcul. Pour les éléments de gel précisément, deux fils sont utilisés : 705C2G9 jusqu'au 13 mars 2013, puis 7053KGR jusqu'au 31 janvier 2016.

Deuxièmement, ce n'est pas une normale complète de 30 ans. Les trois valeurs de gel reposent sur 18 années entre 1991 et 2016, dont 3 manquantes — 69,2 % des observations possibles. ECCC leur attribue le code D, qui signifie « au moins 15 ans » (A signifie une série pratiquement complète). ECCC écrit lui-même, sur cette page, qu'une station composite de 30 ans sans année manquante donne une normale plus fiable qu'une de 15 ans avec 2 manquantes. Les 183 jours sont donc une vraie mesure pluriannuelle, et une mesure plus faible qu'une normale complète. Les normales de température ci-dessus, elles, couvrent bien 30 ans et portent le code A.

Troisièmement, la mesure est prise à l'aéroport, sur l'île du Havre aux Maisons, à une dizaine de mètres au-dessus de la mer. Sur un archipel de cette largeur, aucun jardin n'est loin de l'eau, donc l'écart entre la station et un potager de Fatima ou de Grande-Entrée reste faible — bien plus faible qu'entre un aéroport continental et le centre-ville qu'il est censé représenter.

Zone de rusticité : nous ne l'avons pas, et nous ne l'inventerons pas

Toutes nos autres pages de ville affichent une zone de rusticité. Celle-ci n'en affiche aucune, et c'est délibéré.

Ressources naturelles Canada est la seule autorité pour une zone de rusticité canadienne, et sa table de recherche par municipalité ne contient aucune entrée pour les Îles-de-la-Madeleine. Calculer une zone nous-mêmes serait de la recherche originale qu'un lecteur pourrait prendre pour une donnée officielle, et la déduire d'une ville continentale serait carrément faux — c'est précisément la modération du golfe qui distingue les Îles. Un champ absent est plus honnête qu'un champ inventé.

Pour obtenir la zone de votre terrain, consultez directement la carte de RNCan : planthardiness.gc.ca. Elle accepte des coordonnées et couvre le territoire même là où sa liste de municipalités s'arrête.

Pourquoi une station continentale ne peut pas servir de substitut

La question se pose naturellement : en l'absence de données, pourrait-on emprunter celles de Gaspé, de Charlottetown ou de Sydney? La réponse est non, pour deux raisons — et heureusement, elle est théorique, puisque les Îles ont leur propre station.

Stations ECCC les plus proches publiant une normale de gel. Distances à vol d'oiseau, par-dessus l'eau.
Station Province Distance
CHETICAMPN.-É.107 km
MONTICELLOÎ.-P.-É.119 km
CHARLOTTETOWN AÎ.-P.-É.163 km
SYDNEY AN.-É.192 km
CAUSAPSCAL — la plus proche au QuébecQc420 km

La première raison est la distance : la station québécoise la plus proche, Causapscal, se trouve à 420 km, à l'intérieur des terres dans la vallée de la Matapédia. La seconde est plus décisive : ce n'est pas le même climat. Charlottetown, à 163 km, publie 157 jours sans gel ; Sydney, à 192 km, en publie 143 ; les Îles, 183. Un jardinier des Îles qui planifierait avec les dates de Charlottetown perdrait près d'un mois d'automne. C'est exactement l'erreur que cette page existe pour éviter.

Questions fréquentes — Îles-de-la-Madeleine

Quelle est la date du dernier gel aux Îles-de-la-Madeleine?

La date moyenne du dernier gel printanier aux Îles-de-la-Madeleine est le 5 mai, mesurée à la station composite ILES DE LA MADELEINE (ID climatique 7053250), aux normales climatiques 1991–2020 d'Environnement et Changement climatique Canada. Le premier gel automnal moyen est le 5 novembre et la période sans gel publiée est de 183 jours. Une précision importante : cette moyenne repose sur 18 années de données entre 1991 et 2016, avec 3 années manquantes, et non sur une normale complète de 30 ans. ECCC lui attribue le code de complétude D, qui signifie « au moins 15 ans ». C'est une donnée réelle et pluriannuelle, mais plus faible qu'une normale complète, et la page l'indique partout où le chiffre apparaît.

Pourquoi la saison sans gel est-elle si longue aux Îles-de-la-Madeleine?

Parce que c'est le golfe du Saint-Laurent qui commande, pas le calendrier continental. L'eau se réchauffe lentement au printemps et se refroidit lentement à l'automne ; un archipel de quelques kilomètres de large, entouré d'eau de tous les côtés, suit cette courbe plutôt que celle des terres. Le résultat se lit dans les normales de température : le mois le plus chaud aux Îles est août (18,4 °C de moyenne quotidienne), et non juillet (17,7 °C) — un décalage maritime classique. C'est l'automne, et non le printemps, qui allonge la saison : le dernier gel du printemps arrive à une date ordinaire pour la latitude, mais le premier gel de l'automne se fait attendre jusqu'au 5 novembre.

Les Îles-de-la-Madeleine ont-elles vraiment la plus longue saison du Québec?

Oui, parmi tous les lieux pour lesquels nous détenons des données. Les 183 jours sans gel des Îles dépassent Laval (165 jours), Gatineau (159) et Montréal (151), qui sont les plus longues du Québec continental. Sur l'ensemble du site — 163 villes et villages — les Îles se classent 15e, et tout ce qui les précède se trouve sur la côte de la Colombie-Britannique ou dans le sud de l'Ontario. La comparaison la plus juste est celle des mêmes normales 1991–2020 mesurées à des aéroports : les Îles publient 183 jours, la station Montréal-Trudeau en publie 167. Même mesurées de la même façon, les Îles gagnent environ deux semaines.

Peut-on planter plus tôt aux Îles-de-la-Madeleine?

Non, et c'est le contresens le plus coûteux que permet le chiffre de 183 jours. La longue saison est presque entièrement à l'automne : le dernier gel du 5 mai n'est pas particulièrement hâtif, et le sol d'un archipel exposé au vent du golfe se réchauffe lentement. Les cultures tendres — tomates, poivrons, basilic, courges, haricots — doivent attendre la fin mai ou le début juin comme ailleurs au Québec. Ce que la saison offre, c'est l'autre bout : un mois de plus à l'automne, pendant lequel on peut faire des semis échelonnés jusqu'en août et récolter des légumes-feuilles et des racines jusqu'en novembre.

Quelle est la zone de rusticité des Îles-de-la-Madeleine?

Nous ne le savons pas, et nous préférons le dire plutôt que d'inventer un chiffre. Ressources naturelles Canada est la seule autorité pour une zone de rusticité canadienne, et sa table de recherche par municipalité ne contient aucune entrée pour les Îles-de-la-Madeleine. Calculer une zone nous-mêmes serait de la recherche originale qu'un lecteur pourrait prendre pour une donnée officielle. Consultez directement la carte de RNCan à planthardiness.gc.ca, qui accepte des coordonnées et couvre le territoire même là où sa liste de municipalités s'arrête. Une chose est sûre : une zone déduite d'une ville continentale serait fausse, puisque c'est précisément la modération du golfe qui distingue les Îles.

Peut-on utiliser les dates de Gaspé, de Charlottetown ou de Sydney à la place?

Non. La station ECCC la plus proche des Îles qui publie une normale de gel est Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, à 107 km de l'autre côté du golfe ; viennent ensuite Monticello (Î.-P.-É.) à 119 km, Charlottetown à 163 km et Sydney à 192 km. La station québécoise la plus proche est Causapscal, à 420 km, à l'intérieur des terres dans la vallée de la Matapédia — un climat continental qui n'a rien à voir. Aucune n'est un substitut défendable, et c'est justement pour cela que cette page existe : les Îles possèdent leur propre station, sur les Îles, et il n'y a donc aucune raison de leur prêter les dates de quelqu'un d'autre.

De quelle station proviennent ces dates?

De la station composite ECCC nommée ILES DE LA MADELEINE. ECCC assemble une normale à partir de plusieurs stations successives lorsqu'aucune n'a fonctionné pendant toute la période ; celle-ci en compte quatre — 7053250, 7053254, 705C2G9 et 7053KGR — toutes situées à environ 47° 25′ N et 61° 47′ O, entre 7,6 et 10,7 m d'altitude, c'est-à-dire toutes sur les Îles, près de l'aéroport de Havre-aux-Maisons. Aucune station continentale n'entre dans le calcul. Pour les éléments de gel précisément, deux fils sont utilisés : 705C2G9 jusqu'au 13 mars 2013, puis 7053KGR jusqu'au 31 janvier 2016.

Que peut-on cultiver aux Îles-de-la-Madeleine?

La contrainte n'est pas le gel, c'est la chaleur. Avec 183 jours sans gel mais des moyennes quotidiennes de 17,7 °C en juillet et 18,4 °C en août — environ 4 °C sous Montréal — la saison est longue et fraîche, pas longue et chaude. Les cultures qui aiment le frais prospèrent : choux, kale, brocoli, chou-fleur, carottes, betteraves, navets, pommes de terre, pois, épinards, laitues, oignons, ail. Les cultures qui exigent de la chaleur accumulée — melons, aubergines, poivrons, tomates tardives — souffrent malgré le compte de jours, et méritent une serre, un tunnel ou des variétés hâtives. Ajoutez le vent salin, qui est le vrai facteur limitant : une haie brise-vent fait plus pour un potager des Îles que n'importe quel choix de variété.

Planifiez vos 183 jours

Le gain est à l'automne : réglez le calculateur sur les Îles et voyez jusqu'où vos semis échelonnés peuvent aller avant le 5 novembre.

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