OUTIL DE PLANIFICATION HIVERNALE
Puis-je déjà semer ?
Choisissez votre ville. Chaque fenêtre de semis intérieur est calculée à partir de la dernière gelée printanière de cette ville : la réponse à Vancouver n’est pas celle de Winnipeg — et en décembre l’écart est réel.
Puis-je déjà semer à l’intérieur au Canada ?
Cela dépend de votre ville, et l’écart atteint une dizaine de semaines. Le semis intérieur se compte à rebours à partir de la dernière gelée printanière : les premières fenêtres — oignons et poireaux, douze semaines d’avance — s’ouvrent fin décembre sur la côte de la Colombie-Britannique, fin janvier dans le sud de l’Ontario, et seulement début mars dans les Prairies. Tout le reste en découle.
Choisissez une ville ci-dessus pour voir ce que vous pouvez semer aujourd’hui.
En attendant — ce que vous pouvez semer à l’intérieur dès aujourd’hui
Rien de tout cela ne dépend de la météo : les trois fonctionnent dans n’importe quelle ville, n’importe quelle semaine de l’hiver. C’est aussi ce qui rend un rebord de fenêtre utile en janvier.
🌱 Micro-pousses
Semées dense dans un plateau peu profond et coupées aux premières vraies feuilles, en général 10 à 14 jours. Radis, pois et tournesol sont les plus rapides. Une fenêtre lumineuse suffit, même si elles s’étiolent un peu sans lampe.
🫙 Germinations
Un bocal, un rinçage deux fois par jour, ni lumière ni terreau — prêtes en 3 à 6 jours. La seule culture vraiment indépendante de la météo, et la seule de cette page qui réussit au sous-sol.
🌿 Fines herbes au rebord de fenêtre
Basilic, persil, ciboulette et menthe passent l’hiver à l’intérieur, mais une fenêtre canadienne en décembre leur donne moins de neuf heures de clarté. Attendez-vous à une croissance lente, et ajoutez une petite lampe si les tiges s’étirent.
Comment ça fonctionne
Chaque fenêtre correspond à la dernière gelée printanière de votre ville moins l’avance de la culture — douze semaines pour l’oignon, six pour la tomate, trois pour le concombre — et reste ouverte une quinzaine de jours. La date de gel est la normale climatique d’Environnement et Changement climatique Canada pour une station nommée près de chez vous. Les avances et la quinzaine relèvent de la pratique horticole canadienne courante, pas d’une mesure, et concordent avec notre calculateur de semis et nos guides de culture.
En décembre et en janvier, l’outil compte jusqu’à la gelée du printemps SUIVANT, ce qu’un jardinier entend par « dernière gelée » à cette période. Semer bien avant la fenêtre n’avance pas la récolte : un plant gardé trop longtemps à l’intérieur s’étiole, tourne en pot et reprend moins bien qu’un plant plus jeune semé à temps.
Foire aux questions
Est-il trop tôt pour semer en janvier ?
Pour la plupart des cultures et la plupart du Canada, oui — mais pas pour toutes, et c’est bien pourquoi il faut vérifier sa propre ville. Oignons, poireaux, céleri et artichauts demandent dix à douze semaines à l’intérieur : leurs fenêtres s’ouvrent fin décembre sur la côte de la Colombie-Britannique, fin janvier vers Toronto et Windsor, et début mars à Winnipeg ou Edmonton. Tomates, poivrons et crucifères tiennent en six à huit semaines et relèvent de fin février ou de mars presque partout. Semer une tomate en janvier donne un plant haut, pâle et à l’étroit en mai, pas une récolte hâtive.
Que se passe-t-il si je sème avant la fenêtre ?
Le plant dépasse sa lumière et son pot avant que le sol soit prêt. La lumière intérieure d’un hiver canadien est bien plus faible que le plein jour : le semis s’étire, s’amincit et finit souvent couché, pendant que les racines tournent dans le pot et que la plante boude des semaines après la transplantation. Une tomate semée à temps en mars rattrape couramment une tomate semée en janvier. Si c’est déjà fait, rempotez dans un contenant plus grand et placez le plant sous une lampe puissante plutôt que d’essayer de le freiner.
Faut-il une lampe de culture pour semer à l’intérieur au Canada ?
Pour tout ce que vous comptez planter dehors, oui en pratique. Une fenêtre sud en février offre environ neuf à dix heures d’une lumière faible et rasante, et les semis réagissent en s’étirant vers elle. Une DEL à spectre complet peu coûteuse, placée à quelques centimètres au-dessus du plateau et allumée 14 à 16 heures par jour, fait toute la différence entre des plants trapus et des plants étiolés. Les micro-pousses et les germinations font exception : on les récolte avant que la lumière devienne limitante.
Pourquoi la date varie-t-elle autant d’une ville à l’autre ?
Parce que tout le calendrier s’ancre sur la dernière gelée printanière, et que l’écart canadien est énorme. Victoria et Vancouver sont hors gel dès la mi-mars ; Winnipeg et Edmonton pas avant la fin mai ; les communautés nordiques plus tard encore. Cela représente dix semaines d’écart pour semer la même culture — exactement ce qu’un conseil générique calé sur la carte américaine des zones se trompe ici.
Puis-je encore semer si la fenêtre est fermée ?
Souvent oui, au prix d’un plant plus petit. Une fenêtre qui se referme n’est pas un mur : une tomate semée deux semaines en retard sort simplement plus petite et fructifie un peu plus tard. Les cultures qui punissent vraiment le retard sont les longues et lentes : oignons, poireaux et céleri semés un mois trop tard grossissent rarement avant la fin de la saison. Pour celles-là, acheter des plants vaut mieux que semer tard.