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SAISON INTÉRIEURE

Plantes d'intérieur en hiver au Canada — pourquoi l'air devient sec et comment y remédier

L'entretien hivernal des plantes d'intérieur au Canada tient à un seul chiffre, contrôlé par votre chauffage. Voici la physique derrière ce chiffre, les six plantes qui le ressentent en premier, et les trois gestes qui aident vraiment — dont l'un n'est pas la vaporisation.

L'essentiel de l'hiver : l'air froid ne contient presque pas d'eau, et le chauffer n'en ajoute aucune — une maison canadienne tourne donc autour de 25 à 30 % d'humidité de novembre à mars, contre les 50 à 65 % que veulent les plantes tropicales. Six espèces le ressentent en premier : calathéa, fougère de Boston, maranta, figuier lyre, anthurium et croton. Un humidificateur à vapeur froide est le seul remède qui déplace le chiffre ; la vaporisation, non. Et arrosez moins, pas plus — les journées courtes ralentissent la plante même si l'air semble desséché.

Pourquoi l'air d'un hiver canadien devient sec — le mécanisme réel

Ce n'est pas la fournaise qui assèche l'air. Elle ne fait que le chauffer. La sécheresse vient de l'extérieur, et la raison est que l'air froid ne peut physiquement pas contenir beaucoup d'eau. À −20 °C, l'air est presque saturé à 70 % d'humidité relative — il n'y a tout simplement que très peu d'eau dedans au départ. Réchauffez ce même air à température ambiante et sa capacité se multiplie, alors que la quantité d'eau qu'il transporte, elle, ne change pas d'un gramme. L'humidité relative s'effondre.

C'est un calcul, pas une opinion — le voici. Chaque ligne prend des conditions ordinaires de vague de froid et réchauffe cet air à 21 °C sans ajouter d'humidité :

Air extérieur Humidité extérieure Le même air, chauffé à 21 °C
0 °C80 %19.7 %
-10 °C75 %8.7 %
-20 °C70 %3.6 %
-30 °C65 %1.3 %
-40 °C60 %0.5 %

Ce que ce tableau est, et ce qu'il n'est pas. Il donne l'humidité de l'air extérieur une fois chauffé — rien de plus. Une maison habitée produit sa propre humidité : respiration, douches, cuisson, séchage du linge. Cela fait remonter le chiffre réel, et c'est pourquoi un foyer canadien occupé se stabilise autour de 25 à 30 % en plein hiver plutôt qu'aux valeurs à un chiffre ci-dessus. Prenez ce calcul comme l'explication de la sécheresse et de son ampleur, pas comme une mesure de votre salon. Calculé avec la formule de Magnus pour la pression de vapeur saturante — voir includes/indoor-humidity.php pour le reproduire.

D'abord, mesurez ce que votre maison affiche vraiment

Tout ce qui précède dit qu'une maison canadienne se situe autour de 25 à 30 % en plein hiver. C'est le chiffre typique, pas une mesure de vos pièces — et les maisons varient bien plus qu'on ne le croit. Une construction récente bien étanche avec un VRC, une vieille maison dotée d'un humidificateur sur la fournaise et un appartement mal isolé au-dessus d'un garage n'atterriront nulle part au même endroit. Un sous-sol est en général plus humide qu'une chambre à l'étage dans la même maison.

Un hygromètre bon marché tranche la question en un après-midi, et il change ce que vous devriez faire. Si vous êtes déjà à 45 %, vous n'avez pas besoin d'un humidificateur — le brunissement vient d'une bouche de chauffage, d'une vitre froide ou d'un excès d'arrosage, et acheter un appareil ne réglerait rien. Si vous êtes à 22 %, vous savez que l'humidificateur en vaut la peine avant d'y mettre votre argent. Placez-le près des plantes plutôt que sur un mur éloigné, et revérifiez quelques semaines après le début de la saison de chauffage : le chiffre aura baissé.

À faire avant d'acheter un humidificateur, pas après.
Recommandé
Hygromètre numérique ThermoPro TP-50

Il lit l'humidité et la température ensemble, ce qui compte plus qu'il n'y paraît ici : une plante qui brunit près d'une fenêtre subit peut-être un courant d'air froid plutôt qu'un air sec, et un chiffre sans l'autre ne vous dira pas lequel. Il est assez petit pour se poser sur la tablette parmi les plantes, là où la mesure s'applique vraiment — un appareil à l'autre bout de la pièce mesure la pièce, pas la plante. 4,5 étoiles sur plus de 140 000 évaluations, et il coûte moins cher que la plupart des plantes que vous essayez de sauver.

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Quelles plantes s'en soucient vraiment

La plupart s'en sortent très bien. Celles qui souffrent sont les feuillages tropicaux dont les feuilles ont évolué dans l'air humide du sous-bois, et elles le montrent toujours de la même façon : bords et pointes bruns et cassants, alors que le reste de la feuille reste vert. Voici les six que nos propres guides d'entretien signalent comme ayant besoin d'une vraie humidité :

Plante Veut Signe hivernal
Calathéa60 à 65 %Bords bruns qui s'enroulent ; la plus capricieuse de la liste
Fougère de Boston50 %+Frondes cassantes qui se répandent sur le plancher
Maranta50 à 60 %Pointes brunes ; cesse de replier ses feuilles le soir
Figuier lyre60 à 65 %Tâches brunes ; perd ses feuilles après un courant d'air froid
Anthurium50 %+Cesse de fleurir ; nouvelles feuilles plus petites
Croton50 %+Laisse tomber ses feuilles en signe de protestation, souvent celles du bas

Tout le reste peut largement être laissé tranquille. Sansevieria, zamioculcas, aspidistra, pothos, philodendron, plante de jade, aloès et les succulentes sont à l'aise à 25-30 % et traverseront un hiver canadien sans un seul bord cassant. Si c'est ce que vous possédez, vous n'avez pas besoin d'un humidificateur — vous devez cesser d'arroser autant, et c'est la section suivante.

Ce qui augmente vraiment l'humidité — par ordre d'efficacité

1. Un humidificateur à vapeur froide — le seul vrai remède. C'est la seule intervention qui fait passer une pièce de 28 % à 45-50 % et l'y maintient. Placez-le près des plantes, pas à l'autre bout de la pièce. C'est ce que recommandent nos guides du calathéa, de la fougère et du figuier lyre.

2. Regrouper les plantes — aide réellement un peu. Chaque plante transpire dans la même poche d'air, si bien qu'un groupe se situe quelques points au-dessus de la pièce. Gratuit, et à faire de toute façon.

3. Un plateau de billes d'argile — marginal. Ajoute quelques points dans les quelques centimètres juste au-dessus du plateau. Ce n'est pas rien, ce n'est pas une solution.

4. La vaporisation — ne fonctionne pas, et coûte quelque chose. Elle fait monter l'humidité autour d'une feuille pendant quelques minutes, puis tout retombe. Pire, elle laisse le feuillage mouillé dans l'air sombre et immobile d'un hiver canadien, soit exactement ce que veulent les taches foliaires fongiques. Faites-le si cela vous plaît ; n'y comptez pas.

Recommandé
Humidificateur à vapeur froide Levoit Classic 160

Les six plantes ci-dessus veulent 50 à 65 % d'humidité et une maison canadienne tourne à 25-30 % de novembre à mars — c'est tout le problème, et l'humidificateur est la seule chose de la liste qui comble l'écart. Ce Levoit de 2,5 L est le modèle une-pièce nº 1 sur Amazon.ca (4,3★, plus de 45 000 évaluations) et couvre aisément un coin de plantes. Placez-le près des plantes plutôt qu'à l'autre bout de la pièce ; à deux mètres, il ne leur fait pas grand-chose.

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Arrosez moins l'hiver, pas plus

C'est l'erreur qui tue plus de plantes que l'air sec lui-même. L'air semble desséché, les bords brunissent, et le réflexe est d'arroser plus souvent. C'est le mauvais geste : les journées courtes et le terreau frais ralentissent la plante à l'extrême, elle puise donc beaucoup moins d'eau qu'en juillet. Une plante qui voulait boire chaque semaine l'été peut n'en vouloir que toutes les deux ou trois semaines en janvier.

Fiez-vous au terreau, pas au calendrier — un doigt jusqu'à la deuxième phalange, et pour la plupart des espèces on n'arrose que si c'est sec à cette profondeur. Le piège : la pourriture racinaire imite la soif. Une plante qui se noie dans le froid et la pénombre tombe et brunit exactement comme une plante assoiffée, ce qui pousse à l'arroser de nouveau et à l'achever.

L'autre variable de l'hiver : la durée du jour

L'humidité attire l'attention, mais aux latitudes canadiennes le changement le plus important est souvent la lumière. Décembre donne environ 8 à 9 heures de clarté dans le sud et moins de 6 dans le grand nord, souvent sous un ciel couvert. Une plante heureuse à un mètre de la fenêtre en août se retrouve en faible lumière en décembre, et elle vous le dira : la croissance s'arrête, les nouvelles feuilles sortent petites, les tiges s'étirent vers la vitre.

C'est un problème de lumière, pas d'eau ni d'humidité, et il a un autre remède — une petite lampe DEL à spectre complet sur minuterie, 10 à 12 heures par jour. Le calculateur de lumière pour plantes d'intérieur établit les heures de clarté réelles pour votre propre latitude, mois par mois, face à ce dont chaque groupe de plantes a besoin.

Vérifiez l'emplacement avant d'acheter quoi que ce soit

Deux positions hivernales causent des dégâts qui ressemblent exactement à un problème d'humidité, et toutes deux se corrigent gratuitement :

  • Juste au-dessus d'une bouche de chauffage ou à côté d'un radiateur. Cette plante reçoit l'air le plus sec et le plus chaud de la maison ; elle grillera peu importe le taux ambiant. Déplacez-la.
  • En contact avec une vitre froide. Les feuilles qui touchent le verre en hiver subissent des dommages de froid aux points de contact — des tâches noircies plutôt que des bords bruns. Quelques centimètres de dégagement suffisent.

Déplacer une fougère d'une tablette de radiateur règle plus de cas que n'importe quel appareil. Vérifiez l'emplacement d'abord.

Questions fréquentes

Pourquoi l'air de ma maison devient-il si sec l'hiver au Canada ?

Parce que l'air froid ne peut contenir presque aucune eau, et que le chauffer n'en ajoute pas. L'air extérieur à −20 °C est proche de sa capacité à 70 % d'humidité relative, mais ce même air réchauffé à 21 °C à l'intérieur n'affiche plus qu'environ 4 % d'humidité relative — la quantité d'eau n'a pas changé, c'est la capacité de l'air qui a explosé. Chaque mètre cube d'air extérieur que votre maison aspire et réchauffe arrive donc pratiquement comme de l'air du désert. Une maison habitée produit sa propre humidité — respiration, douches, cuisson, séchage du linge — ce qui explique qu'un foyer canadien se stabilise plutôt autour de 25 à 30 % en plein hiver, et non aux valeurs à un chiffre que la physique brute laisse entendre. C'est tout de même loin des 50 à 65 % dont la plupart des plantes tropicales ont l'habitude.

Quel taux d'humidité faut-il aux plantes d'intérieur l'hiver au Canada ?

La plupart des plantes d'intérieur courantes sont à l'aise à partir d'environ 40 %, et les feuillages tropicaux veulent 50 à 65 %. Une maison canadienne typique en janvier se situe à 25-30 %. C'est cet écart — ni le froid, ni un manque d'arrosage — qui est de loin la première cause des bords de feuilles bruns et cassants que tout le monde combat à partir de novembre. La sansevieria, le zamioculcas, l'aspidistra, le pothos, la plante de jade et la plupart des succulentes s'en moquent complètement et traverseront l'hiver sans une marque. Le calathéa, la fougère de Boston, le maranta, le figuier lyre, l'anthurium et le croton, eux, y sont très sensibles : ce sont eux qui montrent les dégâts en premier.

Est-ce que vaporiser les plantes augmente vraiment l'humidité ?

Pas de façon significative. La vaporisation fait monter l'humidité juste autour de la feuille pendant quelques minutes, puis tout redescend — il faudrait vaporiser en continu pour maintenir un niveau. Pire, elle laisse le feuillage mouillé dans la faible lumière et l'air immobile d'un hiver canadien, soit exactement les conditions qu'aiment les taches foliaires fongiques. Un petit humidificateur à vapeur froide placé près des plantes est la seule intervention qui déplace réellement le chiffre. Regrouper les plantes aide un peu, chacune transpirant dans la même poche d'air. Un plateau de billes d'argile ajoute quelques points tout au plus. Si vous aimez vaporiser, considérez-le comme un petit plus, pas comme la stratégie.

Faut-il arroser davantage l'hiver parce que l'air est sec ?

Non — il faut arroser nettement moins, et c'est l'erreur qui piège le plus de monde. Les journées courtes et le terreau plus frais ralentissent la croissance à l'extrême, si bien que la plante puise beaucoup moins d'eau dans son pot même si l'air semble desséché. Une plante qui voulait de l'eau chaque semaine en juillet peut n'en vouloir que toutes les deux ou trois semaines en janvier. Fiez-vous au terreau, pas au calendrier : enfoncez un doigt jusqu'à la deuxième phalange et, pour la plupart des espèces, n'arrosez que si c'est sec à cette profondeur. L'excès d'arrosage hivernal dans le froid et la pénombre est la voie la plus rapide vers la pourriture racinaire — et celle-ci ressemble beaucoup à la soif, feuilles tombantes et brunissantes, ce qui pousse les gens à arroser encore plus et à achever la plante.

Faut-il une lampe de croissance l'hiver au Canada ?

Beaucoup de plantes en profitent, car le problème n'est pas seulement l'intensité mais la durée du jour. Aux latitudes canadiennes, décembre offre environ 8 à 9 heures de clarté dans le sud et moins de 6 dans le grand nord, souvent sous un ciel couvert. Une plante à l'aise à un mètre d'une fenêtre en août se retrouve pratiquement en faible lumière en décembre. Si la croissance s'arrête complètement, si les nouvelles feuilles sortent petites ou si les tiges s'étirent vers la vitre, c'est un problème de lumière et non d'eau ou d'humidité. Une petite lampe DEL à spectre complet sur minuterie, 10 à 12 heures par jour, règle la question. Le calculateur de lumière de ce site établit les heures de clarté pour votre propre latitude, mois par mois.

Pourquoi les feuilles de mes plantes brunissent-elles sur les bords l'hiver ?

L'air sec est la réponse habituelle, surtout si le brunissement touche les marges et les pointes et que la plante fait partie des espèces sensibles. Deux autres causes hivernales donnent la même apparence et méritent d'être écartées : une plante posée juste au-dessus d'une bouche de chauffage ou à côté d'un radiateur reçoit l'air le plus sec de la maison et grillera quel que soit le taux ambiant, et une plante qui touche une vitre froide subit des dommages de froid aux points de contact. Vérifiez l'emplacement avant d'acheter quoi que ce soit — déplacer une fougère d'une tablette de radiateur ne coûte rien et règle plus de cas que n'importe quel appareil.

Faut-il fertiliser les plantes d'intérieur l'hiver au Canada ?

En général non. La croissance ralentit fortement sous des journées courtes, la plante ne peut donc pas utiliser grand-chose de ce que vous lui donnez, et les sels d'engrais non consommés s'accumulent dans le terreau et brûlent les racines. Arrêtez de fertiliser de novembre à février environ pour la plupart des espèces, et reprenez quand la durée du jour remonte, fin février et en mars, lorsque la nouvelle croissance repart. L'exception : les plantes sous lampe de croissance avec une minuterie de 12 heures — elles continuent de pousser tout l'hiver et peuvent être nourries à demi-dose, car pour elles la saison ne s'est jamais arrêtée.

Peut-on acheter une plante d'intérieur en hiver au Canada ?

Oui, mais le risque est le trajet du retour, pas le magasin. Une plante tropicale exposée à −15 °C ne serait-ce que quelques minutes entre la porte du commerce et une voiture froide peut subir des dommages de froid qui n'apparaîtront que plusieurs jours plus tard, sous forme de feuilles noircies. Demandez un manchon complet ou un sac de papier, réchauffez la voiture d'abord, et ne laissez pas la plante dans le véhicule pendant que vous terminez vos courses. Une fois à la maison, tenez-la à l'écart de la fenêtre froide comme de la bouche de chauffage pendant une semaine ou deux, le temps qu'elle s'installe.

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